Pour éviter une répétition et enrichir l'expression, on peut remplacer un nom (ou un groupe nominal) par une reprise nominale ou pronominale.
1. Une reprise nominale peut être :
- le même nom précédé d'un autre déterminant, défini, démonstratif ou possessif :
Exemples :
a. « Lorsque Vénus, du haut des célestes lambris, / Sans armes, sans carquois, vint m'amener son fils. / Tous deux ils souriaient : "Tiens, berger, me dit-elle, Je te laisse mon fils, sois son guide fidèle" » (André Chénier, « L'amour et le berger »),
b. « Elle aperçut près de la porte d'entrée la figure d'un jeune paysan [...] Le teint de ce petit paysan était si blanc. » (Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830) ;
- un synonyme : la belle-mère → la marâtre ;
- un terme générique : le chat → l'animal ;
- une périphrase (une dénomination indirecte qui insiste sur une caractéristique précise) :
Exemples :
a. « Des champêtres douceurs instruis ses jeunes ans » (André Chénier, « L'amour et le berger »),
b. « Tout à coup, alors qu'elle est peut-être encore à dix pas de moi, venant en sens inverse, je vois une jeune femme [...] Sans hésitation j'adresse la parole à l'inconnue, tout en m'attendant, j'en conviens du reste, au pire. » (André Breton, Nadja, 1928),
c. Il « rendra l'espérance au fils de l'étrangère, /[...] Ce fils qu'une Amazone a porté dans son flanc, / Cet Hippolyte.» (Racine, Phèdre, 1677).
2. Une reprise pronominale peut être :
- un pronom personnel de troisième personne : il, elle, le, la, etc. ;
- un pronom possessif : le mien, la tienne, les nôtres, etc. ;
- un pronom démonstratif : celui-ci, celui-là, celle-ci, etc. (il sert uniquement à reprendre le GN du même genre le plus proche) ;
- un pronom démonstratif neutre : cela, ceci, ça ;
- un pronom indéfini : certain(e)(s), quelques-un(e)s, aucun(e). pas un(e), un(e) autre, etc. ;
- un pronom adverbial : y, en.